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Journée mitigée

juillet 5, 2011

Comme depuis mon arrivée à Strasbourg, je me suis levé vers 6h30, j’ai fait un petit footing au parcours de santé. De retour après une petite douche, je me suis installé devant mon ordi, je savais pas par quoi commencer. Je devais lire des dossiers de documentaires radiophoniques histoire d’avoir une idée de comment tout ça se présente. Finalement, je ne l’ai pas fait ; et j’ai commencé mes longues séances d’écriture automatique dont le dernier de la série a été postée sur mon blog. À midi, repas. Il me fallait commencer à réfléchir à des fictions radiophoniques pour les proposer à France Culture et France Inter pour la saison à venir. Il m’a semblé judicieux de commence par réfléchir aux fictions pour France Inter qui lors de la prochaine saison, chaque semaine l’émission Nuit Noire qui prendra la place de Nuit Noire, Nuit Blanche fera place aux fictions de deux auteurs pour la semaine. Chaque fiction devrait durer 8 minutes avec entre trois et cinq acteurs. Pour l’instant, je ne sais pas comment écrire une fiction de 8 minutes qui “marche”, mais je crois que ça devrait venir assez tôt, j’ai quelques pistes d’histoire qui devraient rentrer dans le format. Je me suis promis que demain, quoi qu’il advienne j’écrirai le premier jet d’une première fiction et après demain la seconde etc… Il m’en faut cinq ; après je réfléchirai pour les améliorer et commencer à réfléchir aux fictions d’une heure de France Culture… Une heure quoi…… Pourquoi pas trois heures… Pffffffffff

J’ai un peu lu histoire de voir du pays et j’ai commencé à faire un peu de composition musicale. J’étais plus ou moins satisfait de cette journée de travail, pas trop intensive, mais juste ce qu’il fallait pour me donner l’impression d’avancer, et là, j’ai bloqué. Je ne suis arrivé à rien. J’ai réussi à synthétiser quelques bons sons, mais rien qui s’accorde correctement. Je me suis pas mal déçu d’avoir été aussi incapable de voir “clair”. Alors j’ai pris mon portable et j’ai commencé à supprimer des numéros de téléphone de gens que je ne vois plus jamais ou que je ne verrai plus jamais, de gens qui je sais se foutent pas mal de moi. Puis j’ai regretté, chaque numéro supprimé est tout un champ de ma mémoire qui un jour s’étiolera jusqu’à que ces gens n’existeront plus. J’ai eu des frissons quand j’y ai pensé. Des gens qui n’existeront plus un jour pour moi, effacés de ma mémoire. Un jour qui sait, j’en rencontrerai un, il viendra vers moi, se présentera et après un long effort, je dirai «Ha ouais, on s’était vu à ??… Mince, c’était un chouette moment, quand j’y pense. On avait parlé de ??. C’était un chouette moment, vraiment. J’avais ton numéro dans mon portable et des fois, je revoyais ton nom et ça me faisait penser à ce jour-là… Et un jour, je t’ai supprimé de mon phone et tu n’existais plus.”

Alors j’ai commencé à appeler des connaissances dont j’avais plus de nouvelles depuis longtemps et même ceux dont j’avais régulièrement des nouvelles, ceux que j’aimais et tout ; j’ai fait la totale. J’ai dû dire un truc comme un millier de fois en cette fin de soirée,«Tu sais quoi ? Je t’apprécie et je regrette qu’on se voit plus…”.

Mais tous ses gens que j’ai suppimés resteront perdus à jamais et ils me manquent déjà.

Dans → 1, vie

3 Commentaires
  1. J’espère que je suis encore dans ton téléphone ou à défaut dans ta mémoire :)

    • caracteriel lien permanent

      Tu dois être plutôt dans l’un de mes carnets de notes. Et puis même si nous nous voyons très peu et même si tu mènes une carrière chevronnée en Californie , nous sommes des amis, non ? :)

  2. J’espère :)

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