Dans le vague de ma sixième
Mon problème, je crois même que c’est une tragédie, vous voyez une tragédie un peu à la gréco-romaine où les héros à la fin de leurs histoires épiques ! Ils sont jetés loin dans le tartare où ils doivent alors y souffrir et y errer à jamais… Voilà ! Moi, c’est ce genre de tragédie que je prête à ce que je ressens des fois parce que ma tragédie, c’est que je n’oublie pas. Il y a un p‘tain de foutu truc que j’oublie pas ; comme ma jeunesse, ce que j’ai vécu avec qui et comment, pas toujours exactement et certainement, j’ai oublié plein de truc, mais je me souviens de beaucoup trop de chose et ça me la coupe toujours les gens qui se souviennent très peu de leur enfance ; le truc c’est que c’est des souvenirs persistants ; comment dire ? Comme une sorte de réalité virtuelle augmentée, quand je me souviens d’un truc, après j’ai toute une séquence de souvenirs qui me reviennent sans que je demande quoi que ce soit, puis ma tête ouvre des tiroirs, puis sort des dossiers, les trie, reconstitue les souvenirs et tout ; c’est chiant une réalité virtuelle augmentée, parce que même quand tu ne joues pas et que tu n’as rien demandé et que tu as éteint ton ordinateur, la partie continue.Ma sixième, je me souviens, a été mémorable, comme chaque année de mon enfance en fait, mémorable, mais pas plus, pas moins que les années de cette période.
Je suis entré en sixième excité et tout ! Je regardais des séries américaines genre ‘Prince de Bel Air’ ou ‘Parker Lewis ne perd jamais’ et je sais pas pourquoi, j’étais de bonne humeur à l’idée d’avoir plusieurs profs ! Avec du recul, je vois pas pourquoi j’étais bienheureux. C’est vraiment nul des fois les séries américaines. Ma mère m’a accompagné pour la rentrée. Je vous dis quand je faisais ma rentrée à la Doctrine Chrétienne, j’étais classe ! Ma mère me faisait toujours porter un costume et tout, avec les cheveux défrisés un peu à la Michael Jackson ; moi, j’aimais pas ça, juste le costume parce que les frisettes j’aimais beaucoup ; je crois que cette année là, ces premiers jours de rentrée en sixième étaient les dernières fois de ma vie où je portais un costume, y avait encore une autre fois dans cette année scolaire où j’avais mis un costume, mais sinon j’en ai plus jamais remis. Bon. J’étais tout excité de rentrer en sixième, mais le truc c’est que chaque année, même encore plus tard au lycée et en prépa et encore plus tard ! J’étais toujours pétri d’impatience de commencer une année scolaire ! Mais vous voyez parfois l’expérience ou plutôt la pédagogie par la répétition, ça ne marche pas car j’ai toujours été pressé de commencer une année scolaire, mais après une semaine passée à l’école, j’ai toujours regretté que l’école ait recommencé. La semaine passait que j’avais déjà l’esprit dans l’été à venir ; mais je crois que mon impatience était due à ma propension à aller vers ce que je ne connais pas.
Bon ; alors on est montés en classe, on a eu des emplois du temps et tout ; moi je vous dis ! J’étais vraiment excité ! Il me manquait plus que les fameux casiers comme j’en voyais à la télé dans Berverly Hills ; aussi, je me donnais du prestige parce que j’étais connu des grands : les 5èmes, etc, les 3èmes, les lycéens parce qu’avec certains d’entr’eux, on en avait passé du temps ensemble durant les mercredis après-midis en heure de colle ; on peut dire que les grands m’estimaient bien, du moins autant qu’on puisse estimer un tout petit garçon qui faisait l’intéressant en salle de colle ! Et le petit garçon que j’étais à mes débuts de fréquentation de la salle de colle, était vraiment un petit garçon car mes premières colles, je les ai eues au CE2 ; enfin faut dire qu’à la Doctrine Chrétienne, il était assez facile d’être collé ; et en 6ème, je m’étais juré de faire tout comme il faut pour ne plus être collé car c’était douloureux des fois à cause que j’avais droit à d’illustres fessés, alors pour moi les bêtises, c’était fini ! Mais vous savez quand on est enfant, on maîtrise pas toujours ce que l’on fait alors une semaine après mon entrée au collège, je me suis fait renvoyer du cours par la prof de français parce que je n’avais pas fait mes devoirs pour la deuxième fois. Ha mais moi, j’étais ravi de me faire renvoyer du cours ! Si c’était ça le collège ! Quand tu n’es pas correct, on te renvoie du cours et tu peux aller tranquillement en salle d’étude avec une punition bête, ça ne me dérangeait pas de faire des punitions bêtes, j’étais blindé par toutes mes expériences passées, même que je préférais faire des punitions bêtes en salle d’étude qu’être en classe. J’étais ravi ! Enfin…. j’avais été ravi juste ce jour là parce qu’il y avait une contrepartie à mon ravissement qui était que lorsque je me faisais renvoyer, le prof remplissait une fiche, puis un élève m’accompagnait chez la terrible CPE, madame Schn….., mais je ne la craignais plus vraiment ; au CE2 oui, quand des fois je la voyais, mais plus trop en 6ème, alors elle me sermonnait, puis j’allais tranquillement en salle d’étude, vraiment les grands m’appréciaient bien ! Bon ; alors le truc que je ne savais pas quand je me suis fait renvoyer de cours et que j’étais tout content de ma situation, je l’ai appris le lendemain en rentrant à la maison ; alors tu vois, je rentrais tout gentil, vraiment paisible à la maison, ma mère tranquillement dans la cuisine entrain de faire le repas
«- Ha mon fils prodige ! C’était bien l’école ?
- Ha maman ! C’était trop bien ! L’école, c’est vraiment bien, je trouve que c’est vraiment bien maintenant, avant j’aimais pas toujours tu sais, mais le collège, c’est bien ! Et les professeurs, on en a tout plein, ils sont vraiment biens ! Tout ce qu’ils disent c’est intéressant.
- Tu es toujours gentil alors ?»
Alors j’ai pris l’air un peu peiné pour qu’elle me prenne un peu en pitié, parce que j’avais eu le sentiment très tôt que si elle me prenait un peu en pitié, ça lui donnait du chagrin et que je pouvais alors avoir ce que je voulais par la suite, alors des fois, je préparais le terrain pour une future requête, comme ceux qui concernaient mes cadeaux de Noël !
«- Tu sais maman, des fois je comprends pas toujours ce que les profs disent, je comprends pas toutes les phrases correctement…… Je pense que je suis un peu retardé à vrai dire ! Ca doit être ça…. je suis un peu retardé par rapport aux autres enfants ! Les autres, ils comprennent exactement ce que les profs disent ! Même les mots compliqués ! Moi, je les connais pas ces mots là, mais eux ils les connaissent…..»
Je voyais bien que ça la touchait, mais comme je l’aimais alors je continuais sur un autre chemin et alors je souriais
«- Mais, c’est pas grave ! Quand je comprends pas, je lève la main ; les prof me disent : ‘qu’est ce qu’il y a Prince’ alors moi, je leur explique la situation : ‘Pardon, mais je ne comprends pas de quoi vous causez’ alors les profs, ils prennent du temps pour m’expliquer, car des profs, on en a plein et comme je crois qu’ils ont juste nous comme classe, alors ils ont du temps pour m’expliquer et après une longue séance d’explication, je comprends beaucoup mieux ! Franchement, je suis devenu gentil, c’est fini les bêtises ; c’est de l’histoire ancienne, comme les trucs de l’Illiade avec Ulysse et tout , tu vois ce que je veux dire ou pas ?»
Et là, ma mère m’a enchaîné des fessés !
«- C’est de l’histoire ancienne comme Ulysse hein !? Et cette lettre, c’est aussi de l’histoire ancienne.»
J’ai profité de l’accalmie dans les rafales de fessés, pour jeter un coup d’oeil à la lettre ; elle mentionnait que je m’étais fait renvoyer du cours de français, avec l’heure et tout, avec le motif et que j’avais déjà une fois pas fait mes devoirs de français. Moi quand j’ai lu ça, j’ai pas pu m’empêcher d’éclater de rire !
«- Et ça te fait rire !?» ma mère me fait en fulminant et tout.
«- Mais c’est très drôle maman, très drôle ! Moi, je te raconte mes histoires et tout avec le plus grand sérieux avec plein de théâtre ! Toi en face, tu joues avec moi et tu me laisses avancer dans ma trame pour voir jusqu’où je peux aller comme ça alors que tu sais ce qui se passait ! Si tu m’avais laissé jouer, j’aurais bien été capable de te dire qu’avec les profs que j’ai maintenant, j’ai envie de devenir médecin ou pilote d’avion !»
On a ri ensemble. C’était un rire d’ouverture parce qu’après nous ririons plus ensemble de mes renvois de cours intempestifs à venir ; cette année là, je me faisais au moins deux à trois fois renvoyer de cours par semaine et dans les semaines où j’étais bon, je me faisais renvoyer même plusieurs fois par jour ; alors moi, je ne sais plus estimer le nombre de fessés ou de punitions que ma mère m’a infligées. Mais au fond, c’était pas grand chose, même à ces moments là, je trouvais que c’était pas grand chose, j’avais comme qui dirait «la peau dure».
Il y avait eu aussi un tas de nouveau ! Je traînais assez souvent encore avec ma vieille bande de la primaire David, Héry, Jacki et Rémi ; mais je traînais juste un peu avec eux maintenant ; on était plus dans la même classe alors j’étais devenu plus open. Dès le début de la rentrée j’étais devenu ami avec Samuel, je l’aimais bien parce qu’il était casse cou dans son genre, pas comme moi, mais il se démerdait bien ; y avait Régis, on avait aussi très vite sympathisé parce que je trouvais que c’était un gentil et il était sportif alors pour moi c’était suffisant ; plus tard, y a eu Mathieu un grand un peu gras-souillé qui était dans une autre classe avec qui on s’est retrouvés autour de notre passion pour Dragon Ball. P’tain Dragon Ball, c’était une aventure ! On était pas mal à être lobotomisés par le manga et le Mathieu m’avait fait une fois un sale coup ; je l’avais invité à mon anniversaire et je l’ai accompagné à une librairie pour choisir les posters de Dragon Ball Z qui devaient m’offrir et puis finalement, il est pas venu à mon anniversaire et il a gardé les posters pour lui, en contrepartie, il m’avait offert un livre aventure où je devais trouver qui était le meurtrier ; il était pourri son cadeau ; en fait tous les livres auraient été pourris face à des posters Dragon Ball ; plus tard je devenais ami avec un polonais qui était dans ma classe ; p’tain le mec, il parlait pas top le français, mais c’était une de ces tronches ! Je pense qu’il pouvait rivaliser avec Héry, tellement il masterisait les notes ; même en français, genre dictée, il nous maitrisait alors qu’il s’exprimait pas très bien en Français ; moi, les mecs qui parlent pas très bien le français mais qui maîtrisent tout le monde en français, ça me tue. Il était aussi passionné par Dragon Ball….. ça en faisait un foutu monde autour de Dragon Ball.
Aussi cette année, j’étais amoureux de cette nana Magalie, qui traînait toujours avec Anne et Stéphanie, des nouvelles filles dans l’école. Stéphanie était ma meilleure amie. Je me souviens qu’une fois y avait eu une soirée de fin d’année à l’école ; j’avais promis à Stéphanie que je viendrais, mais je sais plus trop pourquoi, certainement à cause du vague, je ne suis pas venu alors le lendemain, c’était un dimanche, lors de la kermesse de l’école, Stéphanie m’en a voulu et sa grande soeur est venue me sermonner parce que Stéphanie m’avait attendu une bonne partie de la soirée. Ca m’avait embêté qu’elle m’attende, mais à vrai dire j’étais plus flatté qu’autre chose car Stéphanie, c’était vraiment la plus belle des sixièmes et elle ne ricanait jamais pour rien, je trouvais. Sinon Samuel et moi, toujours on embêtait Magalie ensemble puisque Samuel était aussi amoureux d’elle, pour qu’elle nous remarque et tout, et je crois bien qu’elle nous remarquait ; je suis même sûr qu’elle nous aimait bien. P’tain je me souviens une fois, j’étais avec Régis chez moi et on a appelé la Stéphanie qui était aussi son amoureuse et on a eu son père au téléphone ; alors nous, on a menti et tout, donc on a dit que c’était de la part de Samuel, son père nous a répondu qu’elle n’était pas là. Le lendemain matin, Stéphanie est venue engueuler Samuel qui n’a rien compris à ce qu’il lui arrivait ; moi, j’étais juste à coté ; je me demande encore aujourd’hui comment j’ai fait pour me retenir d’exploser de rire, mais ce jour là, j’ai réussi à ne pas éclater de rire comme un dingue. Pourtant, j’ai beaucoup ri mais dans ma tête.
C’était une foutu année où j’avais bien rigolé je me souviens, même si j’étais à saligaud fini. Il y avait cette fois-là où j’avais écrit un truc vulgaire de chez vulgaire à Magalie durant le cours d’anglais sur une feuille, quand j’ai voulu lui transmettre, la prof d’anglais m’a capté et m’a pris le mot ; des fois c’est bizarre comment les choses prennent des tournures qu’on aurait pas pu imaginer. Ma mère a été convoqué, puis il y a truc du genre «réunion disciplinaire» puis ils ont décidé qu’ils allaient me renvoyer à la fin de l’année. Ma mère m’a tué et pas seulement au sens figuré, si tu vois ce que je veux dire ; j’avais eu droit à quelques grosses fessées, j’avais même pleuré et tout, mais ce qu’il me faisait souffrir surtout, c’était l’idée que j’allais être renvoyé de MON école ; après avoir passé plusieurs années dans un foutu truc, on s’attache ; je suis même sûr que l’on pourrait s’attacher à un foutu pays en guerre comme l’Irak si on ne connait que ça.
Au dernier jour d’école, il était prévu qu’on fasse une sortie scolaire, je sais plus trop où ; la prof de math m’avait prévenu que si je me faisais renvoyer juste une fois d’un cours, je n’irais pas à la sortie ; je crois qu’elle ne m’aimait pas parce que j’avais à peine discuté avec mon voisin dans un brouhaha général de classe qu’elle m’a renvoyé de cours et finalement, je suis pas allé à la sortie. Je me rappelle que le dernier jour de cours, je suis pas allé dans la classe qui devait m’accueillir, je suis resté avec des grands qui eux aussi séchés.
Puis je me suis posé à La Place Broglie à la station du bus numéro 7 pour attendre ma classe qui devait revenir de leur sortie. C’est bizarre, j’étais d’abord tout excité de les attendre et finalement j’ai paniqué. C’est étrange un gamin des fois. Franchement avec du recul, je sais toujours pas trop ce qui m’est arrivé, j’avais vraiment envie de revoir ma classe adorée et à la fois, je crois qu’ils étaient déjà loin ; je sais pas loin comment, mais je me sentais déjà exclus ; j’avais un peu honte de me présenter devant eux. Je sais qu’ils auraient été tous contents de me revoir ; sans doute, j’aurais discuté longuement avec eux, peut être même un peu jouer ; mais je sais qu’il y aurait eu aussi des longs au revoir et même peut être un peu de pitié ou un truc tout comme. J’aime jamais quand on a pitié de moi sauf quand c’est ma mère. Sincèrement, je m’étais dit qu’il y aurait des «Quel dommage» et des «Alors tu vas dans quelle école ?» et pire peut être ! Il y aurait eu des «Bonnes chances. Je crierai jamais «Bonne chance» à quelqu’un. C’est horrible quand j’y pense. J’aime jamais dire des foutus trucs pareils. Sinon, je sais pas vraiment pourquoi, j’ai paniqué à l’idée de les revoir tous ensemble et que moi je faisais plus partie du «ensemble». Ca m’avait fait trop mal ; je crois même que j’ai eu un peu les larmes aux yeux et tout ; alors j’ai marché vers la cathédrale et je ne les ai plus revus.
J’étais fichtrement malheureux parce que après avoir marché jusqu’à la cathédrale, j’ai marché jusqu’à la place de l’étoile, puis j’ai marché jusqu’à Neudorf, puis j’ai marché jusqu’à Neuhof ; avec en tête durant tout ce foutu trajet des foutues idées noires comme “je fais plus partie de leur groupe”. Je crois que j’aurais pu mettre mon bras à coupé que je serais triste durant toute ma foutu vie ; mais déjà même pas une semaine après, je repensais presque plus vraiment à la Doctrine Chrétienne, mais je ne l’oubliais jamais vraiment et même des fois, j’y repense encore et je me dis que c’était bien la Doctrine Chrétienne à quelques trucs près.
C’est fou un enfant quand même parce qu’il croit toujours qu’il ne peut pas surmonter sa tristesse et finalement ça ne dure qu’une semaine ou deux. C’est fou non ? Un enfant pourrait perdre ses jambes et bras qu’après un mois, sa peine lui passerait ; je crois bien que c’est du au vague de l’enfance. Moi, on peut dire que j’avais un foutu vague.
Merde alors…
j’ai voyagé… ce texte me parle… il présente un peu l’autre coté du miroir…
S’il t’a apprécié, je suis super content !
Quel est l’autre coté du miroir ?
Je trouve que tu arrives incroyablement bien écrire l’oralité.
Très bon vraiment et drôle, continue.
J’ai voyagé aussi !
l’autre coté du miroir d’un coté ç’est :
j’étais de la clic à Loic, on avais pas bcp de contact entre nos groupes. je trouvais que vous étiez les “turbulents” les “fouteurs de merde”.
d’un autre coté, j’aurais vendu mon ame au diable pour que stéphanie me considère.
donc c’est amusant d’avoir, a posteriori, le point de vu de l’autre coté.
Mais l’autre coté du miroir, c’est aussi de lire cette histoire d’exclusion. je commence a avoir un stock un certain nombre d’exemple d’erreur de jugement de la part de représentant de l’éducation nationale. et je trouve ça grave.
quand je vois ce que sont devenus certaines de mes connaissances qui n’était “pas top” ou “turbulent” à l’école. je me dit merde, à l’époque je devais avoir des jugements moi aussi sacrément hâtifs.
hmmmmm petits commentaire, j’ai essayé de synthétiser… mais je crois qu’il y’a plein plein d’autres choses à en dire.
P.S. : Magalie, est l’une des rares personnes que je côtoie encore de cette époque ^^
Magali (si jamais elle lit, faut que je corrige la faute… ^^)
Un mot vulgaire qui m’était destiné comme déclencheur de ton exclusion ??! sacrée anecdote Prince !…
Le polonais de notre classe de 6ème (bleue) s’appelait Daniel si je ne me trompe pas…
A Luc : merci pour la correction ;-)
Magali (et non magalie….) : je me serais fait probablement renvoyer, mais l’interception de ma lettre “vulgaire” a fait largement sauter cette probabilité.
hmmm en fait, je sais pas trop dans quel ton, je dois prendre le “Un mot vulgaire qui m’était destiné comme déclencheur de ton exclusion ??! sacrée anecdote ”
Ironie ? ou pas ? Ou tu n’as plus le souvenir qu’on ait été convoqués tous les deux dans le couloir le lendemain par notre principal…. M Cabasson…