Il y a quelques années lors d’un talk show animé par Thierry Ardisson, Alain Finkielkraut reprochait à Juliette Binoche, en pleurs, qui témoignait en faveur des palestiniens innocents tués lors des raides israliens, de faire preuve de compassion irréflechie suite à sa participation à une manifestation pour la paix au proche-orient.
Je ne peux pas m’empêcher de penser que si Finkielkraut est pro isralien, c’est parce qu’il est juif et là, pas la peine de recourir aux concepts pour l’affirmer. Il fait acte de tribalisme, tout comme Tarik Ramadan envers les palestiniens qui sont majoritairements musulmans et malgré qu’ils mettent leurs compétences pour voiler leur solidarité viciée dans un discours hautement construit pour donner l’illusion de l’objectivité, je me demande quelle est la part de sentiments dans leurs discours. Donc je retourne la critique à Finkielkraut, d’ailleurs, je dirai que Finkielkraut était très mal placé pour tenir cette critique à Juliette Binoche qui a le mérite d’avoir été dans une démarche véritablement oecuménique.
mai 14, 2008 à 3:01 |
Lu sur Guysen.com:
L’importance de l’exemple Binoche réside dans le fait que sa bonne foi et sa bonne volonté ne peuvent être globalement mis en doute. Comme des millions d’autres consommateurs de nouvelles, elle a été habituée à haïr des Israéliens, qu’elle ne connaît manifestement pas, par le biais d’informations occultées, tronquées et dirigées. A l’heure où les premières synagogues brûlent, il est déjà trop tard pour endiguer la vague d’antijuivisme qui se forme et qui va être portée, à bout de bras, par des racistes honnêtes et de bonne foi. La constatation de l’émergence de ces racistes-victimes est bien celle du pire des crimes de nos collègues désinformateurs et de la politique démente du président français et de son ministre aux affaires étrangères.