février 22, 2009 par caracteriel
Je ne sais pas trop en quelles circonstances, j’ai appris que la peine de mort fut abolie en 1981, mais, je ne savais pas que le terme employé pour désigner l’action qui consistait à couper la tête du condamné était “couper en deux”.
Etre couper en deux plutôt que d’avoir la tête coupée, j’y voyais quelque chose de plus atroce encore. Ces jours-ci, il m’est arrivé de méditer sur ce qui me paraissait être un euphémisme: quelle idée, pensais-je, d’employer l’expression être coupé en deux alors que la réalité de l’action me paraissait encore plus folle avoir la tête coupée, même si au fond d’un point de vue physiologique et dans un cadre quantitatif, si nous étions coupés au niveau de la taille pour légitimer l’emploi d’être coupé en deux car l’expression renvoyait mon esprit à l’idée d’être coupé équitablement (c’est peut-être mon coté gauchiste qui perturbait mon erreur de raisonnement), nous aurions peine à obtenir la mort subite du futur supplicié donc naturellement pour éviter une longue agonie du malheureux, lui couper la tête serait la meilleure façon de procéder…. mais néanmoins dans mon imaginaire que l’on puisse couper la tête d’une personne me semblait si extraordinaire, bien au-delà du fait que je trouve déjà assez incroyable que l’on ait pu donner la mort à des condamnés.
La réalité telle que je la conçois à présent, qui affirme davantage mon engagement contre la peine de mort et toutes les formes de pressions intenses que l’on peut imposer à l’esprit ou au corps du justiciable, c’est que le corps est un, j’ajouterai même, comme dans les films de Kun Fu que j’appréciais quand j’étais jeune, que le corps et l’esprit ne font qu’un; et qu’au fond, couper ne serait-ce que le doigt d’un condamné justifierait l’emploi de l’expression être coupé en deux.
En gros, je devrais m’amender en ne faisant pas cas de l’acte mais davantage à la nature de l’acte.
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août 27, 2007 par caracteriel
Je suis bien content que mon frère ait apprécié sa rentrée des classes, du coup je deviens mélancolique. J’exhume de vieux souvenirs de ma rentrée au CE2. Ma mère m’avait fait porter un costard, chaussures vernies noires, chemise blanche et une cravate, je faisais ma rentrée dans une nouvelle école “La Doctrine Chrétienne”. Elle voulait que je sois impécable et, je l’étais tellement que je fus le seul habillé en smoking. Pour moi c’était une grande année pleine d’amitié, j’avais pour ami Hery Johnson, David, Rémi Junglé, Damien; des grandes rivalités qui se nommaient Jérome premier, Jérome second, Jacomo et d’un grand amour non partagé appelé Elodie Meyer. Je l’admirais, elle me paraissait tellement responsable contrairement à moi. Elle était diabétique et après chaque repas pris à la cantine, elle prélevait de son doigt une goutte de sang et mesurait à l’aide de son stylo autopiqueur son taux de glyquée. Je devais préssentir quelle genre de personne, j’étais et que je serai car s’il y a un défaut qui me caractérise c’est bien que desfois pour des raisons obscures (la paresse bien souvent…), je ne fais pas certaines choses que je devrais faire et ceci même si elles sont dans mon intêret. Cette année là, ma mère m’offrait la Nintendo Entertainement à Noël, je cherchais mes pairs de basket dans le placard pour sortir jouer dans la neige, sur l’étagère du haut, je constatai un paquet contenu dans un sachet, je pris une chaise pour l’atteindre, le paquet était emballé dans un papier cadeau, moi ni foi, ni âme, je défis le papier cadeau et là, stupeur et tremblement, c’était la Nintendo, j’allai la brancher. Après quelques parties, je la rangeai avant que ma mère ne revienne, j’avais gardé le manuel d’emploi du jeu Super Mario Bros, pour frimer auprès de mes amis du quartier. Le soir de Noël, elle m’avait fait croire que la console était déstinée à ma cousine alors je me mis à pleurer et finalement, elle réussit à me faire promettre d’être plus calme à l’école et elle me donna la console ainsi que d’autres jeux Batman et Donkey Kong. L’été qui suivi ce noël, j’allais au Sénégal pour la première fois tout seul. Au début de mon séjour, je pleurais pour revenir en France pour être prêt de ma mère, puis comme à cet âge là, tout passe et que je m’étais attaché à ma tante à qui je promettais de lui acheter un aéoroport, finalement, je passai de bonnes vanacances.
Je souhaite que cette année se passe aussi bien pour mon frère qu’elle se passa pour moi.
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août 26, 2007 par caracteriel
Il y a quelques années lors d’un talk show animé par Thierry Ardisson, Alain Finkielkraut reprochait à Juliette Binoche, en pleurs, qui témoignait en faveur des palestiniens innocents tués lors des raides israliens, de faire preuve de compassion irréflechie suite à sa participation à une manifestation pour la paix au proche-orient.
Je ne peux pas m’empêcher de penser que si Finkielkraut est pro isralien, c’est parce qu’il est juif et là, pas la peine de recourir aux concepts pour l’affirmer. Il fait acte de tribalisme, tout comme Tarik Ramadan envers les palestiniens qui sont majoritairements musulmans et malgré qu’ils mettent leurs compétences pour voiler leur solidarité viciée dans un discours hautement construit pour donner l’illusion de l’objectivité, je me demande quelle est la part de sentiments dans leurs discours. Donc je retourne la critique à Finkielkraut, d’ailleurs, je dirai que Finkielkraut était très mal placé pour tenir cette critique à Juliette Binoche qui a le mérite d’avoir été dans une démarche véritablement oecuménique.
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